Dans l’univers carcéral qui l’accueille, marqué par une puissante architecture moderniste signée de la main de l’architecte Guillaume Gillet, le centre francilien de sécurité trouve sa propre identité. Une identité faisant référence à l’architecture pénitentiaire de Gillet, à son béton en galets d’Etretat et à sa clôture en résonance avec les hauts murs des enceintes périphériques.
Dans le paysage cinétique du centre pénitentiaire, il n’est qu’une silhouette. Une silhouette d’autant plus fine qu’elle est soulignée par le lit d’une noue paysagère et surlignée par la ligne verte d’une lisière de forêt plantée. Une silhouette qui s’étend en longueur, comme un trait d’union entre ville et prison, mais séquencée par de hautes ponctuations que dessinent les peupliers noirs.
Dans son paysage rapproché, apparaît une façade rythmée par une écriture modulaire verticale ; cadencée par trois armures ciselées ; scandée en partie haute par d’épais traits horizontaux. Une version dynamique pour exprimer le rythme soutenu des activités qui ici s’organisent, et même accéléré des départs en intervention. Une version qui valorise un métier, amende des missions et stimule les hommes qui s’y attachent.